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Il y a vingt-cinq ans, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Convention relative aux droits de l’enfant.

Depuis lors, des millions d’enfants ont profité du progrès. Lorsque les gouvernements, leurs partenaires internationaux, les entreprises et les communautés ont mobilisé les fonds et l’énergie nécessaires ainsi qu’ils s’y étaient engagés, ils ont permis de sauver ou d’améliorer la vie de centaines de millions d’enfants. Bien que des progrès importants aient été accomplis dans des domaines fondamentaux (survie des enfants, éducation, accès à de l’eau propre), un trop grand nombre d’enfants est toujours confronté à des besoins non satisfaits, des droits non respectés et des perspectives d’avenir limitées.

La pauvreté et les inégalités continuent de se concentrer dans les pays à faible revenu, cependant beaucoup d’enfants pauvres vivent dans des pays à revenu intermédiaire les pays en proie aux inégalités de revenu les plus fortes. Ici comme ailleurs, la privation affecte particulièrement les bidonvilles et les zones rurales isolées ainsi que les groupes marginalisés tels que les minorités ethniques et les personnes handicapées.

Même le bon déroulement des accouchements reste dépendant du lieu de naissance et des moyens de la famille, l’inégalité perdurant pendant toute l’enfance et au-delà :

Trop d’enfants demeurent exclus des progrès accomplis au cours des 25 dernières années.  Ce sont les enfants qui paient le prix de ces inégalités, de la façon la plus immédiate et la plus tragique. Mais les impacts à long terme affectent les générations à venir et affaiblissent la société. Ainsi, lutter contre ces inégalités et ces disparités est non seulement la meilleure chose à faire (honorant ainsi l’esprit de la Convention relative aux droits de l’enfant), mais c’est aussi la stratégie à suivre pour obtenir des bénéfices concrets. Alors que la communauté internationale commence à structurer le programme de développement pour l’après-2015 et à agir, l’élimination des obstacles financiers, politiques, institutionnels et culturels qui empêchent les enfants de jouir de leurs droits doit être au coeur des priorités.